
Bienvenue dans un univers romanesque ancré dans le champ du possible.
(contrairement à l’image IA)
par
Christophe Bult
— La cité-Etat Chichilan —
Au centre des quatre-directions, légèrement sur les hauteurs, la Cité de Chichilan est entourée de montagnes qui la protègent.
Ses édifices en pierres se limitent à deux modestes Temples qui se font face, la maison-du-Gouvernement et la maison-des-Ecrits. Pourtant, sa réputation est telle que les Rois-des-rois font appel à ses services.
Les rares dignitaires étrangers qui visitent la Cité s’émerveillent devant l’air d’enchantement qu’offre sa vallée avec ses horizons découpés par les cimes, son lac, sa végétation abondante sans être débordante, ses chemins soigneusement entretenus et l’agencement méticuleux de ses huttes.
Ce que les visiteurs ne remarquent pas d’emblée est son système de défense. Bien qu’elle n’ait jamais été impliqué dans une guerre, Chichilan dispose d’une armée de guerriers remarquablement entraînés et d’astucieux pièges criblent la vallée, rendant toute invasion pour ainsi dire impossible.
L’efficacité de ces pièges est d’ailleurs régulièrement validée par les malheureux intrus qui, en quête d’une vie meilleure, tentent d’y entrer. Extraits d’un profond trou ou détachés d’un arbre sur lequel ils se retrouvent pendus, les dépouilles sont néanmoins respectueusement enterrées. Car ici, les règles sont scrupuleusement appliquées, y compris celle que dicte le respect en toutes circonstances.
Deux siècles plus tôt, le Roi qui y avait régné, sans descendants, décida avant son trépas de bouleverser l’organisation étatique. Le gouvernement de sa Cité allait, après lui, être composé d’hommes et de femmes désignés à main levée sur la place publique et cycliquement renouvelés.
Rapidement Chichilan allait se découvrir une vocation : la diplomatie.
Ses Ambassadeurs (qui sont, tout à la fois, émissaires, commerçants, intermédiaires et négociateurs) peuvent, grâce à la situation géographique privilégiée de la Cité, se rendre dans les meilleurs délais où quelques intérêts ou obligations les appellent ; en vertu de leurs voyages permanents, ils sont les mieux renseignés (donc les plus demandés) et, du fait de leur profil bas, de leur rectitude et de leur efficacité, on les reçoit en confiance et sans déplaisir.
Leurs activités commerciales n’excluent aucune marchandise (des denrées alimentaires jusqu’aux pierres précieuses en passant par les objets les plus insolites) et leurs services n’en dédaignent aucun non plus : des simples échanges d’informations aux règlements de conflits territoriaux à l’amiable, mais aussi la négociation de mariages entre familles régnantes, la coordination d’urgence en cas de pénurie dont souffrirait l’une ou l’autre région, l’organisation des jeux-de-balle intercités, et bien d’autres.
Par ailleurs, ses éminents Scribes-savants fixent les avancées des Sciences de sorte que leurs Ambassadeurs puissent les faire circuler (moyennant de menus avantages, comme pour le reste).
Les personnages

