La série romanesque

Le 1er roman

Le premier roman de la série Chichilan
au cœur de la civilisation maya à son apogée s’intitule provisoirement 

« Crimes en l’an 716 au royaume de Palenque »,

en voici le contexte :

Nous sommes au 5e tun du 14e katun du 9e baktun à Lakamha, cité-Etat connue aujourd’hui sous le nom de Palenque – que nous dénommerons donc ainsi – dans le sud-est mexicain. Les Mayas jouissaient alors d’un développement culturel et scientifique que leur aurait envié toute autre civilisation contemporaine de par le monde. 

En mathématiques, ils utilisaient le système vigésimal (base 20) alors que les Européens n’avaient pas encore intégré la notion du zéro (les chiffres romains ne se prêtaient pas aux calculs). En astronomie, ils étaient parvenus à établir les cycles de Vénus, les éclipses et l’année solaire avec une précision inégalée (élite mondiale) et ils détenaient le seul système d’écriture complet jamais conçu dans les Amériques (savante combinaison de logogrammes et de signes phonétiques).

Cinq années plus tôt (en l’an 711 apr. J.-C.), le roi Chitam II avait été capturé par le roi de Tonina. Un bas-relief de la cité-Etat vainqueure représente le prisonnier les bras liés. Une humiliation sans nom pour le second fils du roi Pakal 1er dit Le Grand à la gloire duquel fut érigé le plus grand temple funéraire jamais construit aux Amériques. 

Bien que libéré et que le territoire de Palenque n’avait pas été intégré au royaume de Tonina, Chitam II n’allait plus régner. Nous supposerons ici que le roi déchu s’était retiré pour terminer ses jours isolé du reste du monde. De rares inscriptions suggèrent qu’un gouvernement de régence fut installé mais sans qu’un personnage en particulier n’y soit consigné, outre une figure emblématique nommée Ux Yop Huun, signifiant « trois feuilles de papier d’amate » qui pourrait désigner un élément de parure rituelle que l’un ou l’autre des régents aurait porté à l’occasion d’une cérémonie. 

Dans ce roman, nous allons supposer que Chan-Mat et son fils Mo Nahb (que nous nommerons Naab) aient été régents ou « Premiers-seigneurs » à tour de rôle. Ils appartenaient à une lignée secondaire de la famille royale. De toute évidence, la cité pâtissait de l’absence d’un roi – un Kuhul ajaw, littéralement « Seigneur-divin » – qui fasse office de Lien entre les Dieux et le peuple.

A l’exception de Chan-Mat, Naab et Suutz, les personnages sont imaginaires, tout comme la cité de Chichilan (décrite au chapitre 30), l’organisation hiérarchique de Palenque et la formation des jeunes prétendants au trône que nous désignerons par le titre honorifique de Novice-divin.

Les personnages

Les romans qui suivront se dérouleront à
Tikal, Cakalmul, Copan et les autres 
cité-Etats hégémoniques de l’époque.